Francisco PEZ est un « digital artist » dont les influences se partagent entre la culture urbaine, le dessin , le collage et internet.

Ses créations, peuvent être définies par cette célèbre citation de Jean Yanne :

« Tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut descendre les poubelles » 

et celle de Bossuet 

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »

Son travail s’attache à démontrer comment les différents médias et groupes sociaux influent sur la création de l’identité. Ainsi, Francisco PEZ n’hésite pas à porter un regard acide, satirique, presque sarcastique et faussement distrait sur l’impact de la pensée collective ainsi que sur notre façon de voir le monde et de l’appréhender. Souvent chargée d’une dérision délicieuse et d’une ironie mordante à l’égard du consumérisme qui s’affiche autour de lui sous différents avatars, sa démarche artistique se concentre sur le portrait comme moyen d’étudier la construction des identités individuelles et leur façonnement par le système économique, social et numérique qui contribue nécessairement à leur détermination. Son œuvre lucide et désabusée entre ainsi en résonance avec notre époque faite de réseaux sociaux, de polémiques creuses, de marketing permanent et de l’influence grandissante de la digitalisation et de la déshumanisation des échanges.

Cette tentative de rendre compte de la dilution des identités propres et de l’uniformisation des modes de vie dans les sociétés occidentales se double d’une attention particulière portée au paradoxe moderne d’une individualité de plus en plus recluse malgré un monde ouvert où la distance physique et culturelle n’existe plus.

En somme, l’œuvre de Francisco PEZ nous met face à ce que l’existence dans un système capitaliste à l’ère numérique peut avoir d’indigeste . Elle peut donc se lire comme un glaive porté contre le grégarisme, l’écho d’une désillusion profonde – mais jamais d’une résignation – devant les failles béantes d’un système à la dérive.